L’émissaire des Etats-Unis pour la Corée du Nord a qualifié hier lundi les exigences de Pyongyang d’”hostiles” et “malvenues” à l’approche de l’expiration d’un ultimatum nord-coréen, mais a laissé la porte ouverte à de nouvelles négociations, indique l’AFP. Les négociations sont dans l’impasse depuis l’échec du sommet de Hanoï en février. Les Etats-Unis exigent que la Corée du Nord renonce d’emblée à tout son arsenal atomique, alors que cette dernière réclame une levée rapide d’au moins une partie des sanctions internationales qui étranglent son économie. Ces dernières semaines, Pyongyang a fait une série de déclarations véhémentes, et “nous les avons toutes entendues”, a déclaré Stephen Biegun à la presse hier lundi à Séoul. “Il est regrettable que, dans leur ton, ces déclarations à l’encontre des Etats-Unis, de la Corée du Sud, du Japon et de nos amis en Europe aient été si hostiles, si négatives et si malvenues”, a-t-il déclaré.
“Les Etats-Unis n’ont pas besoin d’un ultimatum, nous avons un objectif”, a ajouté l’émissaire américain, alors que Pyongyang a a sommé Washington de répondre à ses demandes d’ici la fin de l’année.
Les tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord avaient atteint des sommets en 2017, lorsque le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un avaient multiplié les menaces et insultes.
Les relations s’étaient réchauffées de manière spectaculaire en 2018, lors de trois rencontres historiques entre les deux dirigeants. Lors du sommet de Singapour, en juin 2018, ils avaient signé une déclaration sur la dénucléarisation rédigée en termes vagues.
Quelque 28.500 soldats américains demeurent déployés en Corée du Sud pour la protéger de son voisin du Nord armé de la bombe atomique.
Pyongyang a récemment déclaré que si Washington ne lui faisait pas d’offre acceptable, le Nord adopterait une “nouvelle approche”, jusque-là non précisée. Au cours des dernières semaines, le régime communiste a procédé à différents tests, notamment de missiles balistiques, selon Tokyo, depuis son site de lancement de satellites de Sohae.
En vertu de plusieurs résolutions de l’ONU, Pyongyang n’a pas le droit de procéder à des tirs de missiles balistiques.